Kubra Khademi

First but not Last Time in America

2 juillet – 9 octobre 2022

Vue d’exposition, First but not Last Time in America, Kubra Khademi, collection Lambert 2022 © Philipe Daval

Vue d’exposition, First but not Last Time in America, Kubra Khademi, collection Lambert 2022 © Philipe Daval

Kubra Khademi, Dessin pour l’affiche du 76 ème festival d’Avignon, 2021 © Kubra Khademi

Kubra Khademi, The Great Battle I, 2022, © Kubra Khademi

Kubra Khademi, Fraternal Kiss, 2021, © Kubra Khademi

Kubra Khademi, M1 6A2, 2022 © Kubra Khademi

Kubra Khademi, Sagas Encounter, 2022, © Kubra Khademi

Kubra Khademi, Untitled #3, 2021, © Kubra Khademi

Née en 1989 en Afghanistan, Kubra Khademi développe une œuvre pluridisciplinaire dont l’esthétique se nourrit autant de la poésie et de l’iconographie persane moyenâgeuse que des pratiques artistiques les plus contemporaines, abolissant les frontières spatio-temporelles avec une acuité et une jubilation hors norme. 

Réfugiée à Paris à la suite de la performance Armor, organisée à Kaboul en réponse à la violence de la société patriarcale afghane, l’artiste poursuit aujourd’hui son travail en France et aux États-Unis.  

Artiste invitée de la 76e édition du Festival d’Avignon, Kubra Khademi invente un monde aux allures de fresque où la poésie persane inspire des récits héroïques qui racontent les drames contemporains et nourrissent un infini désir de résistance.

Texte extrait du communiqué de presse du Festival d’Avignon :

« Artiste afghane réfugiée en France depuis 2015, Kubra Khademi est une féministe dont les peintures et les performances sont nourries par la situation de son pays. Ses représentations de femmes ne naissent pas du désir de montrer leur nudité. Elles relèvent de l’évidence de mettre en scène des corps libres. Ces femmes évoluent au sein de récits mythologiques dévolus aux hommes dans la culture afghane, ou de situations qui avec beauté et humour s’affranchissent du patriarcat. Avec sa nouvelle série, de tissus et de fils, Kubra Khademi poursuit la création d’un monde aux allures de fresque où surgissent les combats des tapisseries ancestrales menés cette fois-ci par des femmes. Et leurs gestes héroïques se parent de mots singuliers : la poésie persane épique comme moderne, la poésie populaire dite « sous le nombril » des Afghanes ainsi que leurs slogans qu’aujourd’hui elles brandissent dans la rue contre les talibans. » 

Commissaire de l’exposition : Stéphane Ibars

Avec le soutien de la galerie Éric Mouchet, Latitudes Contemporaines, Fondation Salomon

et le partenariat du Festival d’Avignon