Les 51 artistes des résidences d’artistes

Pauline Curnier Jardin

Pauline Curnier Jardin (1980, France) est une plasticienne, cinéaste, dessinatrice et performeuse basée à Berlin.

Ses œuvres voyagent à travers des expositions personnelles et collectives, font l’objet de commissions et sont projetées dans diverses institutions à l’international telles que : Biennale de Venise, Italie ; Tate Modern, Londres, UK; Cobra Museum of Modern Art, Amsterdam, NL; University of São Paulo, São Paulo, BR. MIT List Visual Arts Center, Cambridge, US. Haus der Kulturen der Welt, Berlin, DE; Palais de Tokyo, Paris, FR. Centre Georges Pompidou, Paris, FR; Musée d’Art Moderne, Paris, FR.

Pauline Curnier Jardin a bénéficié d’une résidence à la Rijksakademie Van Beeldende Kunsten d’Amsterdam entre 2015 et 2016.

« Poursuivant des recherches sur la représentation du corps et de ses sexualités, j’ai crée avec l’aide précieuse d’Alexandra Lopez et Serena Olcuire un espace d’expression et de compensation financière de ces travailleuses romaines dont le quotidien est lié à la plus grande intimité du corps étranger et dont le travail depuis quelques mois est lésé par l’ordre sanitaire protégeant de la pandémie. »

Crédit photo : Samuel Gatacap

Crédit photo : Louise Quignon

Le carnet de croquis des fripons du musée :

Flavien Bachelard et Frederique Menu

Justin Weiler

Hugo Deverchère

Justin Weiler

Jeanne Vicerial

Justin Weiler

Focus Japonais : Ishida Tatsuo

Flavien Bachelard et Frederique Menu

Benjamin Mouly

Jeanne Vicerial

Hugo Deverchère

Keke Vilabelda

Hugo Deverchère

Focus Japonais : Ishida Tatsuo

Flavien Bachelard

Flavien Bachelard

Hugo Deverchère

Jeanne Vicerial

Focus Japonais : Ishida Tatsuo

Clément Fourment

Jeanne Vicerial

Jeanne Vicerial

Justin Weiler

Focus Japonais : Ishida Tatsuo

Jeanne Vicerial

Clément Fourment

Focus Japonais : Ishida Tatsuo

Leticia Martínez Pérez

Flavien Bachelard

Justin Weiler

Clément Fourment

Hugo Deverchère

Mimosa Echard

Flavien Bachelard

Laurel Parker et Paul Chamard

Crédit photo : codi hauka_2019

Microsoft Word – Document1

Laurel Parker et Paul Chamard travaillent ensemble depuis 2011 sous le nom de Laurel Parker Book, un atelier de design et fabrication de livres d’artistes, d’objets de présentation et de conservation.

De la direction artistique à la fabrication sur mesure, leurs collaborations avec des artistes et des maisons d’éditions divergent du livre classique, mélangeant les techniques artisanales de plusieurs disciplines. Cet art décliné en multiple devient un espace d’exposition alternatif usant de tout le vocabulaire du monde graphique mis à sa disposition.

En 2019, Laurel Parker est récompensée du prix d’artisan d’exception par la Fondation Rémy Cointreau.

Le Japon et la France ont la particularité d’avoir tous deux une histoire de l’artisanat fortement liée au papier. A la Villa Kujoyama, le projet de recherche de Laurel Parker et Paul Chamard a pour but de fusionner ces deux arts de traitement du papier.

Le binôme interroge ces utilisations par une réflexion autour du rapport entre espace privé et public : si en Occident le papier est une matière d’écriture, il devient au Japon une cloison qui scinde l’espace en deux à l’aide de fines armatures en bois.

En prévision d’une nouvelle création de designs et de processus de fabrication inspirée des deux pays, leurs recherches se fondent sur la quête d’une nouvelle synergie entre ces cultures fascinées par les arts graphiques.

Frédérique Menu & Flavien Barchelard

Crédit photo : Louise Quignon

Crédit photo : Daniele Molajoli

Frédérique Barchelard est architecte diplômée d’État (ENSAPLV) et designer. Son travail porte sur la manière dont l’architecte peut créer de nouvelles conditions pour vivre ensemble, articulant recherche et opérationnalité, prospective et domesticité quotidienne. Son travail s’inscrit à la fois dans l’exploration de nos lieux de vie quotidiens et dans la réalisation d’espaces, d’architectures ou de stratégies immobilières innovantes. Elle enseigne à Londres à l’Architectural Association et à la London Metropolitan University.

Flavien Menu est architecte diplômé d’État (ENSAV) et titulaire d’un double diplôme en Affaires Urbaines Sciences Po Paris / London School of Economics. Il intervient à la croisée des mondes politiques, économiques et architecturaux en articulant les réalités des territoires avec des enjeux de développements urbains (Office for Cities). Il participe activement aux débats d’idées autour des questions d’innovations urbaines et de vivre-ensemble à travers de nombreux articles et conférences (Harvard Kennedy School, Architectural Association, Tate Modern).

Frédérique Barchelard et Flavien Menu travaillent sur « Proto-Habitat », un modèle d’habitat collectif alliant flexibilité des usages et espaces pour des modes de vie sains et durables. Proto-Habitat est un démonstrateur de construction modulaire en bois qui préfigure le développement de nouveaux standards pour un habitat de qualité abordable. « Perpetuals Moments », série de peintures, sera également présentée à la Collection Lambert.

Et les Fripons ne sont pas en reste ! Un commentaire spécial jeune public est à écouter ci- dessous pour découvrir un peu mieux l’artiste !!

Katarzyna Wiesiolek

Née en 1990 à Nowogard en Pologne, Katarzyna Wiesiolek vit et travaille à Paris. Diplômée de l’ENSBA en 2018, elle a montré son travail dans différentes expositions collectives : Galerie Éric Dupont, Salon de Montrouge, Art Paris.

Elle a reçu, en 2017, le Premier Prix de dessin Pierre David-Weill de l’Académie des beaux-arts et, en 2018, le deuxième prix de dessin contemporain du Cabinet des dessins Jean Bonnat.

Dans son travail, elle tire parti des images pour s’approprier et explorer une narration dans laquelle elle cherche à faire directement entrer le spectateur. Ni reportage, ni fiction, ni témoignage, ses dessins restituent des émotions.

Parce qu’elles naissent de sa mémoire, ses œuvres entrent souvent en résonance directe avec sa vie personnelle, puisant dans un espace de contemplation fondamentalement intime, qui lui est propre et qui fait sa richesse.

Affirmant la mise en forme comme élément producteur de sens, elle assume des choix profondément sensibles, intenses, évoquant la mélancolie, l’éphémère et la fugacité du temps.

Le carnet de croquis des fripons du musée :

Et les Fripons ne sont pas en reste ! Un commentaire spécial jeune public est à écouter ci- dessous pour découvrir un peu mieux l’artiste !!

Jeanne Vicerial

Crédit photo : Daniele Molajoli

Crédit photo : Louise Quignon

Jeanne Vicerial, designer/chercheuse, est la fondatrice du studio de design Clinique Vestimentaire.

Après un passage chez Hussein Chalayan, Jeanne Vicerial développe de nouveaux principes de créations textiles en s’inspirant principalement des fibres musculaires afin de créer des tissages musculaires textiles. Jeanne Vicerial a soutenu une thèse questionnant les moyens contemporains de conception vestimentaire et propose une alternative à la limitante dichotomie sur mesure/prêt-à-porter liée au système de la « Fast Fashion ».

Elle met au point depuis 2016, grâce à un partenariat avec le département de mécatronique de MINES Pairs Tech – écoles des Mines de Paris, un procédé, permettant de produire des vêtements sur mesure, sans chute, ce qui l’a conduit en tant qu’inventeur à déposer un brevet auprès de l’INPI.

À Rome, Jeanne Vicerial travaille sur les SCULPTURES VESTIMENTAIRES, une étude vestimentaire textile articulée autour des techniques de moulage utilisées par les sculpteurs qui ont façonné les corps et les bustes de la Gypsothèque de la Villa Médicis.

En collaboration avec la photographe Leslie Moquin, ce seront au final plus de 50 compositions vestimentaires et plus de 100 clichés photographiques qui viendront immortaliser ces sculptures vestimentaires anatomiques réalisées avec les fleurs cueillies puis séchées dans les jardins de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis durant le confinement.

Le carnet de croquis des fripons du musée :

Et les Fripons ne sont pas en reste ! Un commentaire spécial jeune public est à écouter ci- dessous pour découvrir un peu mieux l’artiste !!

Guillaume Valenti

Guillaume Valenti est né en 1987 à Evry. Il vit et travaille à Paris. Après des études d’histoire et d’histoire de l’art à la Sorbonne (Paris IV) il est diplômé de l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris en novembre 2015 avec félicitations du jury, après avoir passé cinq ans dans l’atelier du peintre Philippe Cognée.

Dans la continuité directe de son travail récent, Guillaume Valenti poursuit à la Casa de Velázquez son exploration picturale de l’espace. En Espagne, il s’inspire ainsi de la production artistique du Siècle d’Or. Au-delà de la seule inspiration formelle, c’est la dimension autoréflexive des œuvres qui vient lui servir de modèle direct. Dans l’œuvre de Velázquez – notamment les « Ménines » ou les « Fileuses » – on retrouve cet exemple absolu de « peinture sur la peinture ».

Le médium devient à son tour objet thématique et conceptuel, avec une volonté affichée de réfléchir aux limites et aux règles de la création.

Ses travaux les plus récents prennent pour sujet l’espace d’exposition : salles de musée, galeries, vitrines… En choisissant les perspectives, en agençant l’espace de manière méticuleuse et en manipulant les luminosités souvent artificielles des intérieurs qu’il dépeint, il devient véritablement portraitiste du lieu.

Thomas Andrea Barbey

Thomas Andrea Barbey est diplômé de L’École Nationale des Beaux-Arts de Paris-Cergy en 2003 (DNSEP), et suivra ensuite le certificat d’étude de l’École Nationale supérieure du Paysage de Versailles en 2009.

Thomas Andrea Barbey fait du voyage la condition essentielle de son inspiration, et la création artistique est devenue pour lui l’horizon véritable du voyage.

En Espagne, il poursuit un voyage imaginaire, et il puise son inspiration dans une nature brûlée par le soleil, là où l’on nage dans l’air bleu, dans la lumière, mais aussi dans les rêves. Sur les pas des peintres luministes espagnols – Sorolla, De Haes, Beruete… – il rend hommage au soleil, à l’éblouissement, à l’abstraction de la lumière.

Il cherche ce point extrême de l’impossibilité de dessiner. Quand l’éclat du soleil à midi aveugle le regard, quand la vue est aux limites de ses capacités, quand la représentation du motif s’avère inaccessible, quand la perception elle-même se dérobe ou devient incertaine.

Le carnet de croquis des fripons du musée :

Et les Fripons ne sont pas en reste ! Un commentaire spécial jeune public est à écouter ci- dessous pour découvrir un peu mieux l’artiste !!

Justin Weiler

Crédit photo Mark Lyon

Crédit photo Théo Baulig

Crédit photo Louise Quignon

Louise Quignon

Artiste plasticien d’origine parisienne, né en 1990, Justin Weiler vit et travaille à Nantes.

Titre « générique » de ses 6 expositions personnelles, le mot latin « Operire, couvrir, recouvrir, cacher, dissimuler » résume son obsession et son geste artistique.

En résidence à la Casa de Velázquez, le travail de Justin Weiler s’inspire directement d’un des édifices les plus remarquables du parc du Retiro à Madrid, le Palacio de Cristal. Cette œuvre de Ricardo Velázquez Bosco, modèle d’architecture de fer et de verre érigé en 1887, fut utilisée l’année de sa construction pour abriter une gigantesque serre tropicale, dans le cadre de l’Exposition des Philippines.

Justin Weiler y replace des feuilles d’Aloé Vera, dressées vers le ciel, symbole d’immortalité et considérées comme divinité dans certaines sociétés. Elles sont emprisonnées, bloquées dans un espace confiné. Surdimensionnées, on pourrait croire qu’elles ont grandi trop vite.

Et ici tout est question d’intérieur et d’extérieur, pourtant Justin Weiler efface la frontière, il n’y a plus de limites, les deux territoires se rejoignent.

Ces vitrines le renvoient à son propre enfermement ; on ne peut que faner.

Flavien Bachelard et Frederique Menu

Justin Weiler

Hugo Deverchère

Justin Weiler

Jeanne Vicerial

Justin Weiler

Focus Japonais : Ishida Tatsuo

Flavien Bachelard et Frederique Menu

Benjamin Mouly

Jeanne Vicerial

Hugo Deverchère

Keke Vilabelda

Hugo Deverchère

Focus Japonais : Ishida Tatsuo

Flavien Bachelard

Flavien Bachelard

Hugo Deverchère

Jeanne Vicerial

Focus Japonais : Ishida Tatsuo

Clément Fourment

Jeanne Vicerial

Jeanne Vicerial

Justin Weiler

Focus Japonais : Ishida Tatsuo

Jeanne Vicerial

Clément Fourment

Focus Japonais : Ishida Tatsuo

Leticia Martínez Pérez

Flavien Bachelard

Justin Weiler

Clément Fourment

Hugo Deverchère

Mimosa Echard

Flavien Bachelard

Hugo Capron

Après des premières études en imprimerie, Hugo Capron est diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Art – ENSA Dijon en 2015.

Il a depuis développé une pratique plastique qui oscille entre peinture conceptuelle et abstraction gestuelle. Son travail a notamment été montré lors d’expositions collectives en France et à l’étranger, au Consortium à Dijon en 2015, au FRAC Bourgogne en 2017, mais aussi lors d’expositions personnelles comme au centre d’art contemporain MAT à Nagoya en 2016 ou au Centre d’art “Passages” à Troyes en 2018.

Guidé par les standards et archétypes de la peinture occidentale, Hugo Capron revisite depuis sa résidence à la Villa Kujoyama les phénomènes d’absorptions culturelles à l’instar du Japonisme.

Dans ses dernières séries de collages et de peintures et à travers ces prismes esthétiques, la peinture se libère d’un carcan pour mieux se révéler comme pratique. Hors des considérations dichotomiques entre abstraction et figuration, la peinture devient alors, au travers de contraintes et de gestes mécaniques, un garde-fou, une voie à suivre.

Hugo Deverchère

(c) Diane Arques ADAGP Paris 2018

(c) Louise Quignon

Né en 1988 à Lyon, Hugo Deverchère est diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris et du Fresnoy – Studio national des arts contemporains.

Mu par une logique d’ordre presque scientifique, son travail tente de proposer un ensemble d’expériences qui sont autant de pistes pour interroger et évaluer notre rapport au monde.

Que ce soit à partir de récits, de données collectées, d’images captées, fabriquées ou simplement trouvées, ses recherches ont recours à des procédés de modélisation, de transposition ou de conversion et fonctionnent par allers-retours entre passé et futur, mémoire et anticipation.

Puisant dans l’imaginaire collectif et réactivant des utopies pour nous projeter dans une dimension prospective, la recherche scientifique, l’exploration spatiale et la science-fiction sont ainsi souvent le point de départ et la source de nombre de ses extrapolations. Photographies, vidéos, sculptures, dispositifs interactifs nourrissent ses installations où la froideur scientifique, les maquettes ou les images lunaires installent un climat à la fois étrange et poétique qui agit comme un prisme entre le réel et ses représentations.

En questionnant le rôle de l’imaginaire dans notre appréhension de la réalité, l’artiste met en exergue des phénomènes et événements dont la nature, parce qu’intangible, fait résonner la question de l’inconnu et de l’inexploré.

Et les Fripons ne sont pas en reste ! Un commentaire spécial jeune public est à écouter ci- dessous pour découvrir un peu mieux l’artiste !!

Keke Villabelda

Crédit photo : Louise Quignon

Crédit photo : Louise Quignon

Crédit photo : Louise Quignon

Keke Vilabelda est diplômé de l’Universitat Politècnica de Valencia en 2009 et de l’Université des Arts de Londres – Central Saint Martins en 2011.

D’abord présenté au travers d’une exposition individuelle à l’espace d’art contemporain Grau Projekt à Melbourne (Australie), le projet Common Ground comprend des peintures, deux vidéos et une grande installation composée de sel de mer. Dans le cadre de la résidence à la Casa de Velázquez, Common Ground a permis de créer de nouvelles collaborations multidisciplinaires avec plusieurs autres membres artistes. Il s’agissait là d’étendre le potentiel immersif de l’exposition, en invitant d’autres artistes à y participer depuis leurs propres pratiques. Dans cette nouvelle série, Keke Vilabelda explore les sentiments d’éloignement et de familiarité vis-à-vis des paysages.

L’Espagne et l’Australie, à deux endroits opposés du monde, sont malgré tout physiquement connectées par des caractéristiques géographiques communes. C’est le cas notamment des lacs roses, une singularité que l’on retrouve dans les deux hémisphères.

Et les Fripons ne sont pas en reste ! Un commentaire spécial jeune public est à écouter ci- dessous pour découvrir un peu mieux l’artiste !!

La suite au prochain épisode…