Yan Pei-Ming

Tigres et Vautours

26.06 – 26.09.2021

La double exposition de Yan Pei-Ming dans la Grande Chapelle du Palais des Papes et à la Collection Lambert, s’inscrit dans la longue histoire des expositions organisées avec le palais pontifical. Nombreux sont les projets menés par l’artiste ces dernières années à avoir été étroitement associés à un lieu emblématique : à la Villa Médicis, au Louvre, au Musée d’Orsay, au Musée Courbet ou au Musée du Petit Palais.

Aujourd’hui encore, à travers cette nouvelle exposition, Yan Pei-Ming révèle toute l’ambition d’une œuvre pleinement ancrée dans le monde contemporain, mais dont l’essence même se révèle à travers une appréhension très large de l’espace et du temps, qui mobilise aujourd’hui le passé pour que nous regardions le présent avec une conscience renouvelée, sans cesse mise à l’épreuve. 

À la Collection, seront exposées près de 40 œuvres de l’artiste issues de presque 40 ans de carrière. Les figures d’Innocent X, Paul III, Bruce Lee, Marilyn, Martin Luther King, Lee Harvey Oswald, John F. Kennedy ou Mao, partagent les salles du rez-de-chaussée des hôtels particuliers avec les portraits d’hommes et de femmes – militaires américains, clandestins et enfants soudanais, prostituées, visages inconnus, père et mère de l’artiste – ainsi qu’avec des paysages imaginaires d’exode ou les représentations d’animaux sauvages.

Toutes et tous nous racontent le pouvoir qu’a la peinture de Yan Pei-Ming d’embrasser d’un seul coup des siècles d’histoire pour y embarquer, aux côtés des figures qui ont façonné le monde, les destins inconnus de ceux qui constituent ces peuples que l’histoire « regarde directement » pour reprendre la formule de Georges Didi-Huberman. Tous et toutes nous racontent la capacité de l’artiste à investir avec héroïsme le monde des images ; celles qui nous racontent, tous et un par un.

Biographie 
Diplômé en 1986 des Beaux-Arts de Dijon, l’artiste rencontre le succès avec ses peintures centrées sur le genre du portrait. Ses tableaux se caractérisent par l’uniformité du coloris, de grands tracés noirs et blancs, où s’insinuent des touches rouges.Sa participation à la Biennale de Venise en 2003 l’a consacré sur la scène internationale. Six ans après, le Musée du Louvre l’accueillait pour une confrontation avec La Joconde déclinée dans une suite de tableaux. En 2019, il célébrait au Petit Palais et au Musée d’Orsay le bicentenaire de la naissance de Courbet à travers deux expositions.
Né à Shanghai en 1960, vit et travaille à Dijon et Ivry-sur-Seine.

Commissariat : Henri Loyrette, Dominique Vingtain, Stéphane Ibars

Les prêteurs : Fondation Louis Vuitton, Tia Foundation (Santa Fe), FRAC Champagne-Ardenne, Consortium Museum, Musée Paul Valéry, Heidi Horten Collection, Collections privées

Avec le soutien de Galerie Thaddaeus Ropac, London/Paris/Salzburg et MASSIMODECARLO